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Thierry Beinstingel
 
 
"Thierry Beinstingel est né à Langres en 1958, d'un père chauffeur-routier et d'une mère vendeuse en boulangerie. Une longue scolarité menée dans sa ville natale lui apprend à lire et à écrire à l'école Jean Duvet, le dote d'un BEPC au Collège Diderot, puis d'un laborieux baccalauréat scientifique obtenu en 1978 dans le Lycée du même nom. Pendant son temps libre, on le voit pompiste en été, servir à la boulangerie, repeindre une serre familiale dans la canicule de 1976 ou sur une moto Honda 125 à guidons bracelets-sport. Il gratouille la guitare et compose même une cassette de douze chansons produite en trois exemplaires.
Il débute dans le monde du travail à La Poste à Toulouse puis en Seine-Saint-Denis, avec la ferme intention de devenir homme de lettres : il rédige 70 feuillets d'un roman , Martin Martin. Il revient en 1981 dans son département, à Saint-Dizier, ville qu'il n'a pas quitté depuis. La chance lui sourit : il rencontre la femme de sa vie, passe un concours de circonstance pour devenir Inspecteur dans une grande entreprise de télécommunications, parfait sa formation technique pendant un an par de l'électronique, puis revient à Saint-Dizier exercer son métier de cadre au sein du Central téléphonique de la ville. Il profite  des siestes de son premier enfant tout neuf pour s'initier à l'informatique auprès d'un Thomson à disque dur de 20 méga-octets sur lequel il termine Martin Martin, dix ans après son commencement. Repris par le virus de l'écriture, il relègue ses premiers manuscrits dans des tiroirs, contacte l'Association des Ecrivains de Haute-Marne et finit par publier en avril 2000, La réserve, Haute-Marne 2017, aux éditions Dominique Guéniot de Langres, récit satirique et prémonitoire sur la crise de la vache folle et de l’Européanisation. Son sens aigu de la publicité et de la promotion lui fait promettre aux acheteurs (heureusement rares) de les rembourser (120 francs à l'époque, 18,30 euros aujourd'hui) si ce qui est édicté dans ce roman ne se produit pas en 2017. A l'heure actuelle, il est en passe de gagner son pari...
La même année, il publie en septembre, Central chez Fayard, inspiré de neuf ans de télécommunications (il travaille maintenant à Châlons-en-Champagne) et inaugurant une écriture " à contraintes " (le livre est écrit avec des verbes à l’infinitif et sans sujet), roman où "le narrateur travaille depuis de longues années au Central de télécommunication, témoin de son inexorable déshumanisation. Verbes sans pronom personnel, verbes sans sujet pour dénoncer l´effacement de l´homme-sujet, assujetti à l´emprise grandissante de l´entreprise. "(Le Monde). Il découvre par la même occasion la prose des critiques qui vous font sentir que l'on est quelqu'un d'intelligent.
Passionné des nouvelles technologies, il anime depuis fin 2000, un site Internet Feuilles de route qui se veut "une tentative d’exposition du travail littéraire " avec un renouvellement hebdomadaire des principales rubriques et où l’on peut trouver l’ensemble des articles et interviews le concernant, des textes inédits, une accumulation d'informations toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Toujours sur Internet, il contribue régulièrement à Remue.net, à Tiers livre crée par François Bon et à Inventaire-Invention , revue en ligne animée par Patrick Cahuzac, chez lequel il publie deux nouvelles en 2001, Un dernier soir (avril 2001) et Vers Aubervilliers (octobre 2001), également disponible en livre. Cette nouvelle a été étudiée par deux classes de secondes du Lycée Oudinot de Chaumont (intervention en avril 2002).
A la rentrée littéraire de septembre 2002, il publie Composants, roman chez Fayard qui continue le thème entrepris avec Central sur l’aliénation de l’homme à travers le travail et le monde moderne. Sélectionné parmi 15 ouvrages, Composants a obtenu le 25 novembre la mention spéciale du Prix Wepler, chargé de " récompenser une œuvre marquée par une audace, un excès, une singularité résolument en dehors de toute visée commerciale ". 
Impliqué dans l’Association des Ecrivains de Haute-Marne depuis 1998, il coordonne le projet collectif d’une anthologie : 52 écrivains haut-marnais : de Jehan de Joinville à Jean Robinet, parue en décembre 2002 aux éditions Dominique Guéniot.
En Août 2003, il change pour la troisième fois d'emploi dans sa grande entreprise des télécommunications : après avoir sévi dans la technique et l'organisation de Services après-vente, après avoir tâté du marketing en contribuant à ouvrir l'informatique au monde médical, il devient conseiller en mobilité professionnelle au sein d'un service de Ressources Humaines.
En janvier 2004, Il publie Paysage et portrait en pied-de-poule, toujours chez Fayard, où comment l'auteur revient à la vie rurale, thème de son premier livre, mais en moins marrant.
Il est invité par le CRL de Franche-Comté pour la redoutable manifestation des Petites Fugues en novembre 2004.
En février 2005, il publie un texte pour la semaine de la francophonie, à l'initiative du CNES.
En  mars 2005, il participe à la naissance des éditions Argol dans l'ouvrage collectif  Ecrire, pourquoi.
Dans le premier semestre 2005, histoire de s'impliquer un peu plus dans la matière des mots, il anime deux ateliers d'écriture : l'un à Crogny (Aube) dans un Lycée forestier, l'autre dans le Lycée Diderot de sa jeunesse à Langres.
Parallèlement, complexé de n'avoir pas suivi d'études supérieures et n'osant l'avouer lors de ses nombreuses interventions en Université (Toulouse en 2000, Orléans en 2004, Clermont-Ferrand en 2006), il commence un cursus de Lettres modernes par correspondance, obtient sa première année tout en continuant à écrire et travailler et décide de continuer tous azimuts.
Il commence un vaste chantier textuel, CV roman, texte qui restera en chantier longtemps. Il poursuit sa deuxième année de licence et pour cela partage son temps de travail avec un congé de formation qui lui permet de poursuivre des ateliers d'écriture en 2006 à Langres, toujours au Lycée Diderot, puis à Dole auprès des patients d'un Centre hospitalier spécialisé. Il réussit son DEUG de Lettres Modernes, loupe la mention TB d'un demi-point et s'achemine serein vers la troisième année de Licence. Histoire de fêter ce succès et d'accompagner la passion des seize ans de son deuxième enfant., il s'achète la guitare électrique qui lui a manqué dans sa jeunesse, une PRS Singlecut avec ampli Fender Hot Rod Deluxe.
En 2007, CV roman se fait doubler par 1937 Paris-Guernica, récit dont la sortie a lieu aux premiers jours de mars, chez Maren Sell.  Mais CV roman, fort de ses 22 versions successives, le rattrape chez Fayard, pour une publication prévue pour la rentrée littéraire de Septembre 2007. A l'heure qu'il est, il est fier d'avoir réussi sa Licence de Lettres Modernes du premier coup avec mention Bien et  s'apprête à mener de front un Master et son travail dans sa "grande entreprise de télécommunications", comme il est écrit sur ses quatrièmes de couvertures."
 
 
Sire Cédric
 
Né le 24 octobre 1974, à Saint Gaudens (Haute Garonne) .Il a passé toute son enfance dans les vertes contrées aveyronnaises de la région de Saint-Geniez d' Olt. Après avoir perdu quelqueq années de sa belle jeunesse sur les bancs de la fac d'anglais, il commence à publier , au début des années 2000, des nouvelles dans diverses revues. Il devient un auteur connu avec son premier recueil de nouvelles, Déchirures, paru en 2006 chez Nuit d' Avril.
 
Romans:
L'enfant des cimetières (2009)
Angemort (2006)
 
Recueils de nouvelles:
Déchirures (2005)
Dreamworld (2007)
 
Retrouvez Sire Cédric sur son site officiel: http://www.sire-cedric.com/

 

 

 

 

 

Isabelle Eberhardt

 

Née le 17 février 1877 à Genève (Suisse)- Décédée le 21 octobre 1904 à Aïn-Sefra (Algérie)

 

Isabelle Eberhardt était  un écrivain de la même trempe que Rimbaud. L'écriture est aussi vive et colorée que le personnage. Grande voyageuse animée très tôt par un esprit de rébellion envers  son milieu social, elle prend la poudre d'escampette et à vingt-et-un ans écrit son premier roman: Rakhil. Ecrit en 1898 et 1900, il est révélateur de l'esprit "nomade" et porte en germes des thèmes qui lui sont chers: la mise en parallèle de l'occident et de l'orient, la condition des femmes musulmanes, la question religieuse...

Rakhil est un récit d'où émane un orient façon "milles et une nuits". Son récit est mélancolique et enchanteur; une histoire pleine de chaleur et de sensualité teintée de lucidité. Un roman d'orient écrit par une occidentale comme on n'en fait plus.


 

Paul Féval

 

 

Néle 30 septembre 1816 à Rennes. Décédé le  8 mars 1887 à Paris.

 

Il fait des études de droit et devient avocat en 1836. Il abandonne vite le métier pour s'adonner à la littérature. Il s'essaye à différents genres romanesques: cape et épée (Le cavalier Fortune, Le Bossu, ...) le fantastique ( Le Chevalier Ténèbre) , et écrit des pièces de théâtre .
Ecrivain prolixe, Féval père créa plus de 200 romans. Il connaît la gloire en 1858 lorsque sort Le bossu ou le petit parisien. Paul Féval meurt le 8 mars1887 à Paris. Son fils Paul continua son oeuvre et reprit notamment les personnages du Bossu dans Les chevauchées de Lagardère et Cocardasse et Passepoil.

En 1984, la Société des Gens de Lettres, sur l'initiative de son arrière-petite-fille Suzanne Lacaille a créé le Grand Prix Paul-Féval de littérature populaire.

 

Paul Féval fils

 

(Paul Auguste Jean Nicolas Féval, dit Féval fils)Né en 1860 .Décédé en 1933

 

Pendant longtemps il s'inspira de l'oeuvre littéraire de son père, qu'il continua et fit perdurer. Il créa notamment les aventures et la descendance du Bossu: Les Jumeaux de Nevers (1895) ; Les Chevauchées de Lagardère (1909) ; Mademoiselle de Lagardère (1929) ; La petite-fille du Bossu (1931), La Jeunesse du Bossu (1934).

Il écrivit aussi de nombreux romans originaux  Maria Laura (1891) , Chantepie (1896)  Mam'zelle Flamberge (1911) , La guerre des étoiles (rien à voir avec les films)

Il toucha également au fantastique, genre alors moribond, avec L'homme-tigre (1929) et Londres en folie (1930).

 

Dashiell Hammett

 

 

Né le 21 mai 1891 à Baltimore, Décédé le 10 janvier 1961 à New York.

 

Dashiell Hammett passe son enfance à Philadelphie, exerce divers petit boulots dont celui de détective privé pour la prestigieuse agence Pinkerton. Au début des années 1920, il commence à écrire des nouvelles; ses premières oeuvres sont publiées en feuilleton dans des journaux. Son roman La moisson rouge est le premier polar à paraître aux Etats-Unis (1924), ce qui fait de lui le précurseur du genre. En 1930, il est engagé à Hollywood comme scénariste . Il cesse d'écrire en 1934. Alcoolique et tuberculeux, il meurt à New York à l'âge de 70 ans.

 

 

Bernard-Marie Koltès

 

 

 

Né à Metz le 9 avril 1948 -Décédé à Paris le 15 avril 1989.

 

Le dramaturge français Bernard-Marie Koltès monte sa première œuvre intitulée Les Amertumes à l'âge de 23 ans et fonde aussitôt sa compagnie: le Théâtre du Quai. Il crée des pièces puissantes comme La Marche inspiré du Cantique des cantiques ou encore Procès Ivre d'après Crime et châtiment. Cependant, il prend du recul par rapport à l'écriture pendant trois ans. Il errera en Afrique, Amérique latine et Amérique centrale et partagera sa vie entre New York et Paris.
Son langage théâtral laisse deviner les choses, l'indicible. Tout n'est qu'intuition et appel à l'imaginaire comme outil de compréhension. En 1978, il compose Combat de nègre et de chiens qui ne sera représentée qu'en 1983. A partir de ce moment,  une collaboration s'instaure entre lui et le metteur en scène Patrice Chéreau. Suivra Dans la Solitude d'un champ de coton et Le Retour du Désert. Les dialogues de Koltès sont emprunt d'un grand lyrisme; il multiplie les monologues et révèle la solitude de ses personnages. Atteint du sida, il arrive à terminer Roberto Zucco et succombe en 1989.

 

 


 

 

Alain Rey

 

 

Né le 30 août 1928 à Pont-du-Château.

 

Alain Rey et son dictionnaire culturel! Ce n'est pas vraiment un dictionnaire ni une encyclopédie traditionnelle, c'est une sorte de mélange des deux. Il a voulu introduire la notion de culture dans le dictionnaire Le Robert pour transmettre les mots au grand public. Pour le lire, il faut avoir l'esprit ouvert, apprécier les expériences et non les réalités. Il nous propose donc un voyage culturel à travers une exploration de l'histoire et du texte : "les mots ont du talent, ils ont quelque chose à dire". Alain Rey y fait référence à près de 1300 textes et environ 80000 citations du monde entier. On trouve dans cet ouvrage un savant mélange d'humour et de questionnement sur le monde. Le savoir ne suffit pas pour changer notre vision du monde, il le communiquer pour qu'il prenne de la valeur. Pour conclure le dictionnaire culturel d'Alain Rey est un dictionnaire raisonné et critique sur le monde qui nous entoure à travers notre langage!

Carrière :
Rédacteur au Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (1952-59)

 Secrétaire général de la rédaction du dictionnaire de Paul Robert le Grand Robert (1959-64)

 Directeur de la rédaction du Petit Robert puis du Petit Robert 2 (1964-69),
Professeur invité à Indiana University à Bloomington (Etats-Unis) (1969-70),
Chargé d´enseignement à l´université Paris III-Nouvelle Sorbonne (1973-80),
Directeur littéraire (1983),
Directeur de la rédaction des dictionnaires de la société Le Robert (1991-93),
Coéditeur de Encyclopaedic Dictionary of Semiotics (3 vol., 1986) et de la revue annuelle Lexicographica,
Membre du conseil international de la langue française,
Membre et Ancien président de la commission de terminologie (ministère de la Culture et de la Communication),
Chroniqueur à France Inter (depuis 1993) pour l'émission le Mot du jour puis le Mot de la fin, Chroniqueur au Magazine littéraire (depuis 1998).

Œuvres :
Le Petit Robert sous la direction de Paul Robert avec J. Rey-Debove et H. Cottez (1967), Littré, l´humaniste et les mots (1970),
Le Petit Robert des noms propres (en coll., 1970),
La Lexicologie (1973),
Théories du signe et du sens (t. I, 1976, t. II, 1977),
Le Lexique, images et modèles (1978),
Les Spectres de la bande (1978),
La Terminologie (1980),
Dictionnaire des locutions et expressions (en coll., 1980, rééd., 1993),
Dictionnaire du français non conventionnel (en coll., 1980),
Encyclopédies et dictionnaires (1982),
Dictionnaire des littératures de langue française (en coll., 1984; nouvelle éd., 1987),
Le Grand Robert de la langue française (9 vol., 1985; nouvelle éd. en 6 vol., 2001), Révolution, histoire d´un mot (1989),
Le Dictionnaire historique de la langue française (2 vol., 1992, rééd. en 3 vol., 1998),
Le Nouveau Petit Robert (en coll., 1993),
Essays in terminology (1995),
La Petite encyclopédie de l'art (en coll., 1995),
Le Réveille-mots (1996),
Dictionnaire des écrivains de langue française et le Théâtre (2 vol., en coll., 2001), Dictionnaire culturel en langue française (direction, 4 vol., 2005);
nombreux articles de linguistique, de critique littéraire, de sémiotique.

Décorations : Chevalier de la Légion d'honneur, des Arts et des Lettres et de la Couronne de Belgique.

Distinctions :
Prix Saintour de l´Académie française (1971),

Prix Georges-Pompidou (1984),

Prix de la langue française (1993),

Prix Fernand-Mège de l'Académie de Clermont-Ferrand (2003).

 

Jean Teulé


 

Né le 26 février 1953 à Saint-Lô.

 


Irrésistiblement cruel et drôle, le nouveau roman de Jean Teulé Je, François Villon retrace l'histoire aussi trépidante que truculente de ce grand poète du XVe. Le roman est à mettre entre toutes les mains, surtout entre celles de néophytes de la poésie du Moyen-Age. Les poèmes de François Villon sont complexes et difficiles à comprendre car ils mélangent parfois plusieurs dialectes. C'est donc un Villon passé au crible, décrypté, disséqué sans psychologie inutile: les actes parlent pour lui. Il n'y a que cela qui puisse le définir puisque nous ne savons pas comment il est entré chez les coquillards (bande de mercenaires: criminels, pilleurs, violeurs) ou encore comment il est mort.
L'écriture de Teulé est rapide, incisive comme Villon; l'auteur avoue d'ailleurs: "Après deux ans passés à la rédaction de ce livre, je me suis identifié à Villon", "Au début on le déteste, moi je l'aime bien". Attachant Villon? Difficile à croire mais Teulé nous persuade du contraire par les anecdotes savoureuses comme celle du pâté (Villon fait croire que le pâté contient les restes de la mère d'un de ses amis) ou encore le vol des enseignes puis le replacement aléatoire: résultat une ville désorganisée. Touchant Villon avec son approche de la poésie, la musicalité de ses vers, les consonnes qui claquent pour que l'histoire résonne et devienne plus réaliste. Lorsqu'il compose la Ballade des Pendus après l'allégorie de la fragilité de la vie, c'est une peinture de son époque qui est présentée. Une époque tourmentée, sanglante; en suivant le poète l'auteur nous montre aussi des aspects de la vie parisienne, des supplices tout cela avec humour. Nous ne pouvons que rire : l'atrocité devient alors supportable.

François Villon se raconte: "Il est la matière de sa poésie"; Là est toute sa particularité, un poète pour la première fois est son propre sujet et ouvre l'espace poétique. Rimbaud dira " J'ai choisi François Villon comme mère nourricière" et Verlaine criera "François" dans un dernier souffle.
Après "Rainbow pour Rimbaud" et "ô Verlaine", la trilogie s'achève sur un des plus grand poète français, l'inspirateur, la source de ce sursaut poétique.

Mais où s'arrêtera Jean Teulé? Son marqueur ébauche d'ores et déjà un autre portrait: celui d'une famille qui tient un magasin d'instruments pour mettre fin à ses jours. Ce Magasin des suicides dont le slogan: "Vous avez raté votre vie, vous réussirez votre mort" est sorti en janvier 2007.

L'association ARTHUR vous propose un extrait de Rainbow pour Rimbaud (est-ce bien étonnant!).

"Isabelle regarde Robert. Il est assis, le menton posé sur ses genoux, le livre et la photo entre les mains.
- Tu me passes ton bouquin ? lui hurle Isabelle à travers le vacarme.
Elle feuillette négligemment.
- Et tu te balades toujours avec ça?
- Oui, je le connaîs par cœur.
-Arrête, y a 1249 pages!...
- Dis une page, au hasard.
- Page 32.
- Facile!...
C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons… Robert s'est mis à gueuler "Le dormeur du val".
Les types autour, sont un peu surpris. Devant, deux filles assises se retournent, amusées.
…D'argent; où le soleil, de la montagne fière
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Une des deux filles se penche vers sa copine et dit:
- Il est marrant le mec aux cheveux rouges. Dommage qu'il soit pris.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
-Ca alors! Dit Isabelle. Bon, on s'en va?"

Bibliographie:


L'œil de Pâques (Julliard 1992)
Balade pour un père oublié (Julliard 1995) (Pocket 2001)
Darling (Julliard, 1998, récemment adapté au cinéma) (Pocket 2000)
Bord cadre (Julliard 1999) (Pocket 2001)
Longues peines (Julliard 2001)
Les lois de la gravité (Julliard 2003)
Ô Verlaine (Julliard 2004)

Je, François Villon (2006)
Le Magasin des suicides (Julliard 2007)